B. Boutot: La presse et la souricière numérique

L’angle mort de la conférence à laquelle j’ai assisté hier aux HEC à Montréal (les modèles d’affaires de la presse quotidienne, une souricière numérique?) a été la question du lecteur. Voici ma balado M2 sur la presse et la souricière numérique, avec Bruno Boutot.

Pour écouter la balado:

 

Comment penser la place de la communauté 
dans la nouvelle chaîne de valeur des médias? 
Conversation à chaud avec Bruno Boutot
après la conférence #mousetrap2503hec

 

Trop longtemps les quotidiens ont demandé à leur lectorat de s’adapter à eux. Pendant que sur les panels les éditeurs et annonceurs se reprochaient mutuellement un manque d’innovation, la question audience est restée vis-à-vis du point aveugle de tout ce beau monde, sauf pour Tom Rosenstiel, auteur de Elements of Journalism et directeur de l’American Press Institute. (Pour plus d’info sur la conférence, lisez mon billet sur Triplex).

Or, à côté de moi, dans la salle, Bruno Boutot trépignait de joie à chacune de ses déclarations. C’est que Rosenstiel venait de dire à la salle suspendue à ses lèvres ce que Bruno Boutot, spécialiste en économie des médias, écrit sur son blogue depuis des années.

Sur mediamachina.boutotcom.com il a observé et partagé tout ce qui marche dans et en dehors des médias; et une constante ressort: hors de la pub, il y a aussi de la vie!

Le Web n’est pas un média, mais un métamédia sur lequel tout le monde (y compris les médias) se retrouve avec les mêmes pouvoirs de création, de diffusion, d’interaction avec et entre les individus, et d’hébergement de toutes ces actions.

Mais les médias ont en même temps – à de très rares et très récentes exceptions près – complètement ignoré tout le potentiel offert par Internet pour les communications entre individus (peer to peer) et l’hébergement de ces communications: les communications créatrices de contenu et les communications commerciales.

Les médias (et le marketing) sont conçus comme des contenus « packagés » et « envoyés » à une audience. Parmi cette audience, il y a une communauté négligée que les médias pourraient mettre à profit pour les aider à faire leur métier.

La souricière numérique, en fait, sujet de la conférence au HEC, n’est qu’une illusion pour ceux qui n’ont pas saisi le changement de culture qu’il y a à faire. Bruno Boutot en connait un rayon!

Je vous partage aujourd’hui une conversation avec Bruno Boutot (MP3) que j’ai eu juste après la conférence sur les modèles d’affaires de la presse quotidienne. Bonne écoute
Bruno Boutot, spécialiste en économie des médias, co-fondateur de Infopresse, peut être retrouvé sur Twitter (@boutotcomet ici: boutotcom.com
Pour connaître davantage les concepts de Bruno, lisez ces billets:
Voici la référence à la Une de Libé qui prétend n’être qu’un journal et dont on parle dans la balado.

Qu’est-ce que M2?

M2, c’est pour mutation au carré! car le numérique accélère comme jamais les changements dans notre société.

M2 partage des conversations autour enjeux du numérique sur des sujets de l’heure. Cette baladodiffusion propose un pont entre les savoirs des réseaux numériques, des universités, des médias et de la politique.

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Pour accéder à tous les billets qui concernent la balado M2, cliquer ici

Conférencier, consultant en stratégie web et réseaux sociaux, chargé de cours. Nommé un des 8 incontournables du Montréal 2.0 (La Presse, 2010). Je tiens ce carnet depuis 2004.

2 réponses à “B. Boutot: La presse et la souricière numérique” Subscribe

  1. Anonymous 27 mars 2014 à 15:42 #

    «  »omplètement ignoré tout le potentiel offert par Internet pour les communications entre individus (peer to peer) et l’hébergement de ces communications: » »

    Too bad .. this ‘parallel’ field is were the future lies.

    – Jon Husband

  2. Martin Lessard 27 mars 2014 à 16:19 #

    Jon, en ce sens, comme tu le soulignes, la conférence est passée complètement à côté de la plaque.

    D’un autre côté, on pu voir une belle brochette de gens intelligents, mais qui, par manque de temps, de coordination (ou de vision?) n’ont pu que montrer la cacophonie stratégique qui règne dans le royaume.

    Je ne sais pas si je suis le seul à m’inquiéter et à la voir de cette façon: ceux qui conseillent ces gens sont soit incompétents, soit qu’ils ne sont pas écoutés. Ou un mélange des deux. Mais le manque de proposition de plans d’affaires qui incluaient les usagers était flagrant…

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