«L’incendie» de la bibliothèque de Britannica

L’Encyclopedia Britannica a annoncé qu’il arrêtait son édition imprimée, mardi dernier! (source)
C’était devenu évident. Dans un monde de la connaissance infinie et instantanée, l’idée de posséder 32 volumes qui coûtent plus de 1000$ et qui deviennent obsolètes au moment même où vous ils sortent de presse, ne tient plus la route.
Wikipédia a sûrement joué un grand rôle dans la chute de Britannica. On ne doit plus avoir peur de le dire, Wikipédia est probablement la plus grande expérience de collection de connaissance de tous les temps, bien devant la mythique Alexandrie.
Évidemment, il ne faut pas comparer les deux encyclopédies sur le même pied, ni même se réjouir de la perte de Britannica. Nous sommes simplement passés à autre chose. Peut-être mieux. Peut-être pas. Mais sûrement autre chose. Quelque chose qui représente notre époque avec sa propre chance, ses propres aspirations, ses propres forces et faiblesses.
Mais assurément, une époque où la connaissance s’est démocratisée.
(image: d’après Tabarly)

Conférencier, consultant en stratégie web et réseaux sociaux, chargé de cours. Nommé un des 8 incontournables du Montréal 2.0 (La Presse, 2010). Je tiens ce carnet depuis 2004.

5 réponses à “«L’incendie» de la bibliothèque de Britannica” Subscribe

  1. Robin Millette 17 mars 2012 à 23:03 #

    Il ne faudrait pas non plus négliger la contribution de Microsoft Encarta à la fermeture des livres de Britannica.

  2. Martin Lessard 18 mars 2012 à 15:03 #

    Merci Robin de me rappeler ça. J’avais écrit sur le sujet il y a qq années: http://zeroseconde.blogspot.ca/2009/05/bye-bye-encarta-victime-du-tout-en.html

  3. Patrick M. Lozeau 19 mars 2012 à 05:58 #

    Il faudrait aussi préciser, comme l’a fait Jeff Jarvis sur l’émission « This week in Google » mercredi dernier, que Britannica avait commencé sa transition vers le numérique bien avant l’arrivée de Wikipedia. Oui, l’entreprise cesse d’imprimer la version papier, mais elle continue de produire l’encyclopédie.

  4. Martin Lessard 19 mars 2012 à 14:11 #

    Patrick, là-dessus, pas de doute!

    Mais son mode de production de contenu –et c’est en soi un autre sujet– est aussi concurrencé par Wikipédia. À mon avis, sur au moins un front:

    – source dite démocratique (par opposition à élitiste, érudite ou spécialiste)

    À arme égale, intuitivement –du moins jusqu’à récemment– on peut penser que Britannica est meilleur que Wikipédia. Or les deux sont accessible en ligne, gratuitement. Et c’est Wikipédia qui «a gagné». Même chance d’accès, mais différente popularité!

    Probablement moins à cause du contenu (quoique Wikipédia se défend probablement très bien de ce côté pour un grande partie) que sur l’intégration hypertextuelle au savoir du 21e siècle.

    K.O. par manque d’intégration à la blogo/twittosphère?

  5. espritlogique 29 mars 2012 à 22:08 #

    Et l’encyclopédie Universalis ?
    Je me souviens qu’elle était une des premières a proposer une version CD ou DVD. C’est sur que 30 volumes de papier c’est un peu lourd et encombrant. On line ca se discute si on a pas d’accès internet.

    Wikipedia c’est un vrai capharnaüm, on y trouve de tout comme le détail des séries TV américaines. 😆

    Souvent les articles de Wikipedia sont des ponctions sur des encyclopédies.

    Et puis que disait Galileo Galilei :
    L’autorité d’un seul homme compétent, qui donne de bonnes raisons et des preuves certaines, vaut mieux que le consentement unanime de ceux qui n’y comprennent rien.

Laisser un commentaire

5 points pour bien bâtir votre auditoire

À la question «Quels sont les éléments les plus importants pour bâtir son audience» posée par Olivier Lambert, j’avais répondu […]

Changement de cycle [4] / Internet est mort, vive les internets

Toute transition laisse apparaître par décantation les éléments moteurs qui alimenteront le cycle suivant. Ce billet clôt une série de quatre sur le changement de […]

Zéro Seconde a 10 ans!

En février 2014, mon blogue a soufflé ses 10 bougies. C’est une décennie complète à observer les impacts du numérique sur […]

Changement de cycle [3] / Deep Learning, robots et AI: à qui appartiendra l’économie de demain?

Changement de cycle [1]: Élites hors circuit numérique Changement de cycle [2] / Élites? Quelles élites? Changement de cycle [3] […]

Les médias sociaux en entreprise

Je vous invite au lancement de mon livre “Les médias sociaux en entreprise” que j’ai co-écrit avec Marie-Claude Ducas et Guillaume Brunet. Dépêchez-vous de […]

Pourquoi bloguer (dans un contexte d’affaires)

Voilà la couverture du livre dans lequel j’ai écrit le premier chapitre « Bloguer pour influencer ». Il est maintenant en pré-vente […]