Google Holodeck

Imaginez une immersion totale dans Google Earth. C’est comme voler non pas dans Second Life, un monde numérique imaginaire, mais au-dessus de notre Terre numérisée. C’est Google Holodeck.

J’ai glissé quelques mots sur ce blogue sur Google Earth comme interface commerciale pour la planète. On pourrait voir Google Earth comme interface touristique. Qui a encore besoin de voyager comme touriste lambda quand on peut utiliser Google Holodeck.

Interface touristique
Certains voyages touristiques de masse peuvent être avantageusement remplacés par un voyage numérique (spécialement si c’est pour visiter des monuments architecturaux au pas de course, comme cela arrive étrangement). Du moins, à un niveau scolaire, on peut apprendre sans se déplacer. Dire « j’y ai été » prend une toute nouvelle tournure

Interface sociale
Maintenant, je pense qu’il ne manque pas grand-chose pour avoir Google Earth comme interface sociale. Avec des avatars, ou de la vidéo en temps réel, il y aurait moyen d’aller visiter de la parenté sur un autre continent, ou suivre les péripéties « sur place » d’un voyageur. Sans oublier encore un contact direct avec un commerçant (« envolez-vous vers ce nouveau magasin qui vient de s’ouvrir sur la 5e Avenue à Manhattan! »).

Conférencier, consultant en stratégie web et réseaux sociaux, chargé de cours. Nommé un des 8 incontournables du Montréal 2.0 (La Presse, 2010). Je tiens ce carnet depuis 2004.

3 réponses à “Google Holodeck” Subscribe

  1. Sébastien 4 septembre 2009 à 21:23 #

    En effet, ça manque de monde… On peut peut-être voir ça comme un bel aperçu de la Terre advenant l’extinction soudaine de la vie sur la planète!

  2. Martin Lessard 4 septembre 2009 à 21:59 #

    Sébastien, tu as raison.

    Un danger éducationnel que je vois est que l’on peut se donner bonne conscience puisque nous n’avons pas de véritable contact de première main pour voir la situation sur le terrain (on ne voit pas les dégâts que cause la voracité destructrice de nos sociétés aveuglèes par le profit à court terme.

    À l’opposé, si la plateforme est ouverte, des citoyens pourraient mettre à jour des informations sur une marée noire et nous permettre d’être au courant des conséquences catastrophiques pour l’environnement.

    On dit qu’un des problèmes fondamentaux est que nous ne voyons pas la conséquence de nos actes. Pouvoir aller voir une école détruite en Afghanistan, les décharges électroniques d’Afrique, les forêts coupées au Nord comme au Sud ou les smogs en Asie donneraient un sérieux coup de pouce pour nous réveiller…

  3. Nathalie 5 septembre 2009 à 10:00 #

    Je trouve cela fantastique pour remplacer les cours de géographie barbant en classe.

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